• Résilience Urbaine S’adapter au changement climatique par une meilleure gestion des ressources

    RÉSILIENCE URBAINE : S’ADAPTER AU CHANGEMENT CLIMATIQUE PAR UNE MEILLEURE GESTION DES RESSOURCES

    Le 26 février s’est tenue une conférence sur la résilience urbaine, organisée par des étudiants de l’Ecole des Mines de Saint-Etienne, des Université Lyon II et Lyon III, dans le cadre de la mention de master Risque et Environnement. Plus précisément, la conférence portait sur l’adaptation des villes au changement climatique.

    Pour aborder le sujet de la résilience urbaine, la conférence s’est organisée autour des interventions de deux invités :
    - M. Philippe Méli de l’entreprise sociale et solidaire Kohero, spécialisée dans la transition et la résilience à l’échelle locale ;
    - M. Bruno Charles, 15èmevice-président de la métropole de Lyon et membre de la commission Proximité, Environnement et Agriculture.
    Suites à ces présentations, le débat s’est enrichi des questions posées par les étudiants qui assistaient à la conférence.

    D’ici 2020, 80% de la population française vivra en ville et la métropole de Lyon compte aujourd’hui 1.390.240 habitants. Cette augmentation de la population urbaine et l’importance des risques auxquels sont soumis ces populations nécessitent, pour les pouvoirs publics, de déterminer des interventions efficaces et ciblées afin de développer les capacités des villes et de diminuer les risques auxquels sont soumis les populations. Selon l’UNISDR, le bureau des nations unies pour la réduction de risques de catastrophes, alors que les hasards sont naturels, les désastres ne le sont pas. En effet, un tremblement de terre ayant lieu dans un désert est un hasard. En revanche, un même phénomène en ville, si celle-ci ne l’a pas prévu, est un désastre.

    Le changement climatique, encore incertain dans certains de ses effets, est à l’origine de la multiplication et de l’intensification des risques naturels. La présence de tels risques et de telles incertitudes est commune à tous les systèmes socio-écologiques. La résilience de ces systèmes doit s’étendre au-delà des concepts actuels pour intégrer la capacité d’une ville à s’auto-organiser, apprendre et s’adapter dans le temps.

    L’augmentation des risques menace les buts de développement urbain à long terme et nécessite donc des investissements cibles et une politique durable, en matière d’urbanisme notamment. Mais tous les moyens mis en œuvre pour une ville plus résiliente semblent aller à l’encontre du développement économique à court terme des villes.

    Le fondateur de KOHERO, entreprise sociale et solidaire basée à Lyon, a illustré son expertise en matière de résilience urbaine au travers de nombreux exemples de villes optant aujourd’hui pour des visions résilientes. Ainsi, les essais menés par certaines villes, adaptés à d’autres villes et reproduit à plus grandes échelles, fondent le principe même de ville résiliente. Aujourd’hui, l’action à l’échelle locale constitue le levier dont les Etats ont besoin pour avancer dans leur politique de lutte contre le réchauffement climatique. Les innovations mises en place par certaines villes, en raison de leurs qualités intrinsèques et leurs possibilités, doivent être transposées aux villes à caractéristiques équivalentes puis adaptées pour pouvoir être adoptées par les plus grandes villes. Ainsi, de nombreuses communes, en France et dans toute l’Europe, ont organisé des politiques de résilience urbaine à bas coût, et ce dans différents domaines : les cantines bios des écoles, la culture de légumes et fruits dans des jardins partagés, la remise au cœur de la ville de la nature, la protection des espèces en voie de disparition…

    Ces améliorations de qualité de vie sont portées par les citoyens, via une coopération sociale et locale. Les riverains, directement concernés par les projets, s’entretiennent et créent des liens entre eux afin de devenir résilients. La participation du public, à toutes les échelles, de la décision à l’application, de l’idée à la réalisation, est à la source du concept de résilience.

    Le précurseur de cette transition fut Rob Hopkins. Face à la problématique du pétrole dans sa ville, Totnes, cet anglais s’est interrogé sur la manière de réunir tout le monde autour d’un projet de transition afin d’apporter des solutions durables pour la société. Conscient des enjeux et des problèmes qu’il pouvait rencontrer, il a, petit à petit, multiplier les initiatives locales afin de crée un nouveau modèle. Ainsi, une micro brasserie locale a été créée, utilisant du houblon poussant aux alentours de Totnes et ainsi privilégier une agriculture locale. Par ailleurs, les citoyens étaient directement au cœur du projet. A terme, une monnaie locale a même été créée. Hopkins a souhaité réunir ses concitoyens autour de trois grands axes, souvent oubliés de politiques : le partage, la solidarité et l’environnement. Aujourd’hui, 14 ans après l’apparition de ce modèle, plus de 5000 initiatives sont répertoriés en Europe.

    En Alsace, la ville d’Ungersheim composée de 2000 citoyens a mis en place une ferme maraichère et solaire, un éco hameaux, permettant de cultiver la terre mais aussi d’économiser en chauffage. Grâce à cette initiative, la collectivité a pu embaucher 100 personnes, en réinsertion professionnelle, et proposer une cantine bio aux écoles locales.

    Cela semble facile pour ces communes de petite taille. Cependant, les communes de moins de 2000 habitants représentant aujourd’hui 85% des communes françaises. L’adaptation de ce modèle devrait donc être applicable à quasiment la totalité du territoire français.

    La ville d’Albi, comptant plus de 50000 habitant, a mis à disposition de ses citoyens plus de 73 hectares de parcelles cultivables, à 15 minutes maximum du centre-ville à vélo. Cette coopération entre citoyens et élus permet aujourd’hui à Albi d’être en autonomie alimentaire 5 jours, pour un objectif de 50 % à l’année. Ce modèle est aujourd’hui appliqué dans de nombreuses villes telles que Liège en Belgique (plus de 200000 habitants), Tournay en France (70000 habitants), ainsi que Grenoble (160000 habitants).

    En plus de favoriser les modes de déplacement doux tels que les vélos, moins polluants, de favoriser le bien-être des habitants et de favoriser le développement social, cette agriculture urbaine permet une consommation locale à moindre coût et bio, notamment dans les cantines scolaires, où les prix peuvent drastiquement diminuer à la suite de telles initiatives.

    A Budapest, une capitale européenne connue pour son tourisme, les citoyens ont souhaité protéger l’environnement et lutter contre l’épuisement des ressources en faisant pousser de nombreuses espèces d’arbres. Ces espèces sont adaptées au climat actuel mais aussi au climat à venir, et notamment au réchauffement climatique, aux futurs épisodes de sécheresse et d’inondation.

    Sur un aspect plus social, la ville française de Grande-Synthe, dans le Nord, s’est basée sur l’écologie sociale afin de créer une ville plus verte, plus solidaire et plus sociale. Des jardins protégés ont été créé, la mutuelle a été garantie à tous les habitants, et un minimum social basé sur le seuil de pauvreté a été mis en place. Aujourd’hui, cette ville accueille plus de 1500 réfugiés, grâce à ses citoyens.
    Il est donc important de retenir que « Dans une transition, c’est chaque étape qui importe, même la plus petite. Chaque microprojet a son importance dans ce qu’il peut apprendre aux autres. Dans une partition musicale, ce n’est pas seulement la dernière note qui compte, mais chacune des notes qui contribue à l’harmonie de la partition ».

    A la suite de cette représentation par un citoyen, un élu local, Monsieur Bruno Charles, a présenté les actions mises en place par la métropole de Lyon, dont il est élu et vice-président, sur la résilience urbaine.
    La métropole de Lyon fait preuve de beaucoup d’efforts en matière de changement climatique et met en place de nombreuses politiques afin de lutter efficacement contre la pollution et l’épuisement des ressources. Ainsi, la métropole a planté plusieurs milliers d’arbres, notamment sur l’avenue Garibaldi, afin de redynamiser le milieu urbain.

    Cependant, le constat alarmant de la hausse des températures pose plusieurs problèmes. La situation climatique actuelle et future est alarmante. D’après Météo France, si la situation ne s’améliore pas, la ville de Lyon supporterait un climat semblable à celui de Madrid en 2050 et à celui du Sud de l’Algérie en 2100. L’augmentation des vagues de chaleur à Lyon en est aussi un exemple. Ainsi sur la période 1960/2000 on ne renonce que très peu de fortes chaleurs. Sur la période 2000/2020 apparaissent les épisodes de canicule, notamment en 2003, avec une moyenne de 4 jours de forte chaleur par an et de 2 de canicule, contre 8 de canicule prévus sur la période 2021/2050 et 28 de canicule sur la période 2071/2100. Se pose donc la question de l’adaptation des villes à ces changements, notamment en termes d’urbanisation.

    Les villes n’ont pas été conçues pour résister à ces changements climatiques. Aujourd’hui la ville de Lyon voit sa facture énergétique estivale dépasser celle de l’hiver. On assiste donc à un véritable transfert de la facture énergétique. Par ailleurs, l’assèchement des cours d’eau fait augmenter la concentration de polluants : à quantité de nitrate égale, la ressource en eau diminue lorsqu’on compare les résultats aux années précédentes. Le Rhône aurait donc déjà perdu 30 à 40% de son débit, ce qui mène à des conflits d’intérêts quant à l’usage même de cet or bleu.

    La ville de Lyon tente de pousser les initiatives locales afin de diminuer l’impact du réchauffement actuel sur les populations, notamment en modifiant l’urbanisation, dégageant les bords de fleuves, augmentant les végétations en villes, diminuant les voies pour voitures, favorisant l’accès aux transports en commun, identifiant les ilots de chaleur urbains pour les supprimer… La lutte contre l’épuisement des ressources doit voir tous les acteurs détenir un rôle, du citoyen à l’entreprise, en passant par l’élu. La question de l’épuisement des ressources et du réchauffement climatique devient une question d’intérêt général, à laquelle il est nécessaire de trouver une réponse et des solutions.

    Les documents directeurs de la métropole tendent à favoriser la résilience urbaine. Ainsi, les objectifs de 2020, fixés par le Conseil européen et appelés les 3 fois 20, sont de diminuer de 20% les gaz à effet de serres, la consommation énergétique et d’augmenter de 20% la part des énergies renouvelables dans les consommations.
    Selon Bruno Charles, le premier et le dernier objectifs pourraient être atteints, contrairement au deuxième. Une diminution des gaz à effet de serres entre 2010 et 2015 de 16% a été notée. Cependant, les chiffres pour la période 2016-2019 ne sont pas encore disponibles, mais c’est la tendance notée sur les années 2000/2008 qui pousse à affirmer la validation de cet objectif de moins 20%. En effet, à population croissante, les gaz à effet de serre ont été croissants sur les années 2000/2008. Cependant, l’augmentation des gaz à effets de serre semble avoir été très importante postérieurement à l’année 2015. Le manque de recul sur les informations et le manque d’informations rend difficile de mettre en place des politiques durables pour les villes. Concernant la part d’énergies renouvelables dans la consommation les chiffres de 2016 n’évoquent qu’un taux de 10,7% en France. Cependant, le développement de ces énergies semble jouer en faveur d’un modèle de ville plus résiliente.

    Le sujet de l’agriculture, face au réchauffement climatique et au développement de modèle résilient, est aussi souvent abordé. En effet, la culture de produits au niveau local favorise le développement social, tout en luttant contre l’importation et donc la pollution. Par ailleurs, les agricultures bios tendent à protéger les sols et ainsi à lutter contre la pollution des eaux et l’épuisement des ressources naturelles. Les deux intervenants se sont accordés à dire que l’agriculture française était encore aujourd’hui trop industrielle et trop consommatrice de produits de remplacement, face à l’épuisement des ressources et au détriment de la planète. Le développement de nouvelles méthodes pour recharger les sols en nutriments, en implantant des cultures riches en azote par exemple (les lentilles), pourrait permettre une agriculture plus respectueuse de l’environnement. Par ailleurs, l’utilisation de semences adaptées à une agriculture plus biologique pourrait permettre de lutter contre l’industrialisation et l’agriculture intensive.

    Le débat a donc mis en lumière l’urgence d’agir face au changement climatique. Les politiques de résilience sont un levier d’action pour penser des villes plus durables et respectueuses de l’environnement. Pour ce faire, citoyens et pouvoirs publics doivent s’engager dans des démarches efficaces et réalisables à leur échelle, à hauteur de leurs moyens techniques et financiers. Pour commencer, ces démarches peuvent s’inscrire dans des initiatives locales qui, si elles se multiplient, peuvent avoir un impact favorable.

    Il est important d’agir un amont afin de mettre en place des modèles de villes durables, qui seront capables de s’adapter aux températures annoncées pour la suite. De plus, en préservant les ressources et en tendant vers une économie plus circulaire, les villes et leurs citoyens pourront aussi agir sur le changement climatique en lui-même.

    Blanche de Caslou
    Tina Halter
    Adèle Ribaucourt

  • Les néonicotinoïdes, L’appropriation citoyenne et politique d’un enjeu environnemental sanitaire

    Ce débat s’est tenu le 15.01.2019 à l’Amphithéâtre de la MILC. Il a été organisée par :

    Colombier Nathan
    Gauthier Antoine
    Hervier Delphine
    Huard Corentin
    Regnaut Hortense

    Sous la direction pédagogique de Mme la Professeure Isabelle Michallet.

    Les néonicotinoïdes sont des produits phytosanitaires à vocation d’insecticide, utilisées massivement en agriculture. On estime à environ 400 000 kg la proportion de néonicotinoïdes présents dans les insecticides utilisés en France en 2016. Parmi cette famille d’agents chimiques, trois types d’intrants contenants des néonicotinoïdes sont particulièrement vendus : les produits contenant la molécule imidaclopride - avec près de 66% des ventes totales, puis 27% des ventes concernent des insecticides contenant du thiaclopride, et enfin environ 5% des ventes d’insecticides sont relatives à des produits contenant du thiaméthoxame.
    En Mai 2018, au vu de la dangerosité de ces trois molécules, l’Union Européenne a tranché en interdisant la vente de produits phytosanitaires comportant ces trois molécules. Cependant, il est intéressant de noter que bien avant l’interdiction européenne, la France a été pionnière en la matière en ouvrant le cercle des débats autour des risques potentiels portés par cette famille de molécules que sont les Néonicotinoides. Ainsi, plusieurs types de néonicotinoïdes ont été interdits avec la loi biodiversité de 2016, prévoyant une application effective de la loi en septembre 2018 ainsi que des dérogations pouvant courir jusqu’en 2020.

    L’interdiction de ces substances a fait suite à un débat politique et scientifique important dont vous en avez peut-être entendu parler. Ce dernier est complexe dans la mesure où les attributs de ce même débat servent et desservent les intérêts d’acteurs bien distincts.
    D’une part, les premiers agents directement impactés par cette interdiction semblent être les professions rattachées au secteur de l’agriculture. Au sein même de ce secteur, deux types de professions - les agriculteurs et les apiculteurs n’entendent pas l’interdiction de la même manière. En effet, on constate que pour une majorité de producteurs de maïs, betteraves ou encore de colza, l’hypothèse d’une cessation d’usage d’intrants composés de néonicotinoïdes entraînerait une diminution non-négligeable des rendements de l’ordre de 20%, soit un manque à gagner pour ces agriculteurs. A l’inverse, cette interdiction confortent les intérêts d’autres agents : tels que les apiculteurs, largement désireux d’une telle réglementation. Ces derniers ont vu une nette augmentation de la mortalité des abeilles, passant de 5 à 30% ces vingt dernières années.
    Ces pertes concourent à des enjeux contemporains de sécurité alimentaire mondiale dans la mesure où 35% des ressources alimentaires mondiales proviennent du processus de pollinisation auquel ont contribué ces insectes pollinisateurs.

    Le débat qui apparaît ici est celui de l’épineux compromis entre les intérêts économiques d’un côté et les enjeux sanitaires et environnementaux de l’autre. La controverse s’est soldée au niveau juridique et politique par l’application du principe de précaution. En droit, ce principe signifie qu’au regard d’incertitudes concernant la nocivité de ces substances (les néonicotinoïdes) pour la biodiversité et la santé humaine, les autorités publiques garantes de l’intérêt général les ont interdites.

    Dès lors, il convient de s’interroger sur l’intérêt d’un sujet dont le droit a déjà tranché. En l’espèce, les enjeux et perspectives actuelles du sujet méritent toute notre attention dans la mesure où le débat autour des néonicotinoïdes est toujours brûlant. Pour rappel, durant la période de débat précédant l’interdiction, nous avons vu de nombreux acteurs s’emparer de ce sujet, dont certains nous ont fait l’honneur de venir partager leur expertise auprès du public en ce 15 janvier 2019.

    Pour cela, nous avons voulu traiter ce sujet sous un angle d’approche particulier : l’appropriation citoyenne et politique d’un sujet environnemental technique, et qui représente potentiellement un risque à la fois environnemental, avec des impacts sur la biodiversité, mais également des impacts sanitaires à l’origine de nuisances sur la santé humaine. L’objectif de cette conférence était double. Il s’agissait dans un premier temps de revenir sur un débat ayant animé les foules, puis ensuite de dresser un état des lieux des perspectives et alternatives existantes à ces insecticides. En effet, l’interdiction apporte son lot de questions émergentes : que faire lorsqu’un produit qui était majoritairement utilisé est interdit ? Là aussi, les citoyens et les politiques se sont emparés du débat public.

    La question des néonicotinoïdes est un exemple frappant d’une tendance sociétale assez nouvelle : l’appropriation citoyenne de sujets jugés techniques et scientifiques. Ainsi, les enjeux d’un sujet tel que les néonicotinoïdes, qui auraient autrefois impliqué en première ligne les scientifiques et chercheurs, s’installent au centre de la vie politique et citoyenne.

    Pour répondre aux enjeux soulevés par les néonicotinoïdes, nous avons accueilli 4 intervenants le Mardi 15 Janvier 2019 de 18h à 20h à l’Amphithéâtre MILC au 35 Rue Raulin à Lyon :
    -  Jean-Paul Briotet, représentant de Générations Futures, association de défense de l’environnement, spécialisées dans les pesticides et autres produits chimiques.
    -  Gilbert-Luc Devinaz, Sénateur du Rhône-Alpes et de la Métropole de Lyon.
    -  Jean Riondet, apiculteur et représentant de l’Union Nationale de l’Apiculture Française (UNAF).
    -  Jean-Claude Tissot, Sénateur de la Loire et ancien agriculteur.

    La conférence a été divisée en quatre temps. Tout d’abord, une phase d’introduction, par Hortense Regnaut a été réalisée afin de définir et mettre en contexte le problème, puis présenter les participants (environ 10 minutes).
    Ensuite, quarante-cinq minutes, animées par Antoine Gauthier, ont été dédiées aux origines et atouts techniques des néonicotinoïdes, mais aussi aux causes et déroulement qui ont contribué à leur interdiction en 2018. Cette partie a eu pour objectif d’apporter différentes précisions au public sur les enjeux environnementaux et sanitaires, notamment les impacts sur les pollinisateurs mais aussi sur la santé humaine, induits par cette classe de produits phytosanitaires. Les quatre intervenants ont été amenés à se prononcer sur ce sujet. Il a par exemple était demandé la raison pour laquelle l’agriculture française est autant sujette à l’utilisation des néonicotinoïdes, leurs conséquences sur la nature, les insectes et l’être humain. Les raisons de la prise de consciences des politiques ainsi que l’appropriation du problème jusqu’à la rédactions des lois conduisant à leur interdiction ont été évoqués. Enfin, M. Briotet a apporté des éclaircissements sur l’engagement et l’engouement des citoyens et des professionnels en ce qui concerne les néonicotinoïdes.
    Delphine Hervier a ensuite animé la seconde partie. Également durant quarante-cinq minutes, elle a questionné les quatre invités quant aux différentes alternatives techniques et économiques, aux néonicotinoïdes. Les intervenants ont largement plaidé en faveur de la mise en place d’un nouveau système d’aides économiques publiques (notamment au travers de la P.A.C) visant à aider les agriculteurs à changer leurs modes de production et se tourner vers l’agriculture biologique. Ainsi, plusieurs substituts naturels ont été présentés par M. Riondet.
    Toutefois, des limites à ces alternatives naturelles existent et laissent perdurer le débat autour des néonicotinoïdes. Comme l’a mentionné la modératrice, de nouveaux produits phytosanitaires composés de molécules dites “cousines” aux néonicotinoïdes ont également été développés, telles des ripostes directes des fabricants d’intrants chimiques, dont les propriétés chimiques sont différentes mais dont les impacts sont similaires.
    Enfin, Corentin Huard a animé une série de questions-réponses entre le public et les intervenants pendant une vingtaine de minutes.

    Photos :

    Introduction
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    Programme
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    Diapos
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