• La qualité de l’air à Lyon, quelles perspectives d’évolution ? Conférence débat en présence de Gérard Françon, Franck-Olivier Torro et Olivier Klein

    La qualité de l’air s’est beaucoup détériorée suite à la révolution industrielle avec en particulier de nombreux gaz, molécules ou particules toxiques qui se sont retrouvés dans l’air. Ces éléments ont créé une accumulation de pollution dans les grandes villes industrielles puis dans les grandes agglomérations avec la libéralisation de la voiture et la concentration de population. Des crises, tels le Smog de Londres, avec des effets sanitaires importants ont permis de prendre conscience, tant au niveau des Etats qu’au niveau des citoyens, de l’importance de respirer un air de bonne qualité. Aujourd’hui, bien que la qualité de l’air soit meilleure qu’il y a 30 ans, dans les grandes agglomérations, comme à Lyon, la qualité de l’air reste médiocre avec même des pics de pollution. De plus, la pollution de l’air provient de sources très diverses : pour un tiers des ménages, avec notamment le chauffage, pour un tiers des industries, avec leurs procédés chimiques ou techniques, et pour un tiers des transports routiers, avec notamment les gaz d’échappement. Si de nombreuses lois ont permis de réduire grandement la pollution issue de l’industrie, les lois ne peuvent que difficilement s’appliquer aux habitants qui représentent jusqu’à deux tiers des émissions polluantes via le chauffage et le transport routier. Dans ce cadre, quelles sont les perspectives d’évolution de la qualité de l’air à Lyon ?
    Le 6 février 2018, nous avons accueilli 3 invité dans l’amphithéâtre de la Milc à Lyon pour débattre autour de cette question :

    Gérard Françon, président du conseil de quartier Ouest de la métropole de Lyon. Très impliqué dans le domaine de la qualité de l’air, il a choisi d’être animateur de la commission qualité de l’air inter-conseil à Lyon, il suit l’évolution de la qualité de l’air dans la ville d’année en année et participe activement aux réunions publiques.

    Franck-Olivier Torro, co-président de l’association Respire, Association Nationale pour la Prévention et l’Amélioration de la Qualité de l’Air. Cette association mesure notamment l’impact de la circulation automobile, et de l’utilisation du chauffage au bois par les particuliers. Il est donc intervenu sur ces deux sujets dans le cadre du débat que nous avons organisé.

    Olivier Klein, enseignant chercheur à l’ENTPE, rattaché au LAET (laboratoire aménagement économie transports). Ses principaux thèmes de recherche sont les déplacements à grande vitesse (Quels rôles jouent les moyens de transport à grande vitesse dans notre société ?), l’évaluation (méthodes d’évaluation des grandes infrastructures de transport interurbain par exemple), et la production de l’offre de transport (Comment sont produits les projets d’infrastructure, les politiques de transport, les innovations technologiques en transport ?). Il est intervenu dans le cadre de notre débat principalement sur le sujet de l’alter-mobilité.

    Nous avons abordé notamment les thèmes du covoiturage, et des politiques publiques de lutte contre la pollution de l’air.

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    Malou Millet
    Samuel Baures
    Yoan Lebon
    Alice Lefeuvre
    Inès Pionnier

  • La finance peut-elle sauver le climat ? Conférence-débat en présence de la Caisse des Dépôts, de l’ADEME, de la CNR, de la DG Trésor et du think tank 2° Investing Initiative

    Le mardi 16 janvier 2018, une conférence sur les liens entre la finance et le climat a été organisée par les étudiants de la mention de Master Risque et Environnement de l’université de Lyon. Pour cette conférence-débat proposée dans le cadre de leur parcours, les étudiants ont invité : Philippe Blanquefort, Président de la Caisse des dépôts et des consignations (CDC) du Rhône, Jean Boissinot représentant la Direction Générale du Trésor, Hugues Chenet du think tank “2° Investing Initiative”, Bertrand Ferrier représentant la Compagnie Nationale du Rhône (CNR) et Romain Poivet de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME). Ces cinq invités ont pu présenter leurs activités et leurs points de vue et tenter de savoir si la finance peut sauver le climat.

    En partant de ce questionnement initial, les invités, interpellés et questionnés par deux étudiantes, ont proposé plusieurs solutions alliant finance et lutte contre le réchauffement climatique, développement durable ou encore transition énergétique.

    Réunissant une cinquantaine de personnes, la conférence a commencé par une présentation de Mr Ferrier (CNR) dans laquelle ce dernier a décrit un projet original de financement participatif pour les énergies renouvelables. Il insiste ainsi longuement sur l’importance d’allier participation citoyenne et ancrage local pour développer des projets ayant plus de sens pour les riverains. Dans ce cas précis, ce sont des projets d’implantation d’éoliennes qui sont mis en avant et pour lesquels les citoyens et riverains deviennent les investisseurs. Ainsi, à partir de vingt investisseurs (personnes privées ou collectivités), un projet d’éoliennes participatives peut se construire et l’énergie créée est ensuite redistribuée sur le territoire.

    Mr Boissinot de la DG du Trésor a, quant à lui, présenté les liens entre l’économie globale et le réchauffement climatique, et en premier lieu les gaz à effet de serre qui en sont à l’origine. En effet, les acteurs financiers investissent encore massivement dans les énergies fossiles très carbonées. Toutefois, l’idée d’une transition vers une économie « zéro carbone », passant par une réallocation des capitaux, est de plus en plus souvent évoquée. Selon Mr Boissinot, cela ne peut pas se passer sans des investissements plus conséquents, de l’ordre de 6 000 milliards ou 6 billions d’euros par an. Il ajoute ensuite qu’il faudrait également simplifier les financements, trouver de nouvelles technologies moins impactantes pour l’environnement et renforcer les institutions politiques de lutte contre le changement climatique. Il évoque également la piste d’une tarification des externalités, dans la suite du marché des quotas du carbone. Il conclut en insistant sur l’importance d’une réallocation des capitaux qui concernerait tout le secteur financier et sur l’importance de mettre en place, politiquement, un reporting climatique.

    Mr Poivet (ADEME) a commencé sa présentation par un retour sur les fondamentaux réglementaires et politiques de la lutte contre le changement climatique. D’abord, il a évoqué les Accords de la COP 21 signés à Paris en 2015 et les ambitions de diminution des émissions de gaz à effet de serre, de résilience et d’adaptation au changement climatique et du nécessaire alignement de la finance sur ces enjeux. La finance privée se doit, selon les Accords, d’intégrer les risques climatiques aux calculs économiques et, pour cela, de les quantifier. Il s’agit alors de développer des méthodes, de trouver des indicateurs et des normes qui prennent en compte ces risques et leurs conséquences. Ici encore, l’idée principale est de parvenir à des investissements décarbonés, c’est-à-dire de financer des projets et des activités peu, voire pas du tout, émetteurs de CO2. Comme Mr Boissinot, il revient sur l’importance du financement de la transition, notamment énergétique et, au-delà, du traçage des investissements. Il insiste alors sur le rôle des institutions nationales et internationales pour aller chercher ces investissements.

    Après ces premières présentations, un temps d’échanges et de débat avec le public et les étudiants a commencé avec Mr Chenet et Mr Blanquefort. A la première question du public « comment expliquer que les investissements privés dans les énergies renouvelables ont baissé ces dernières années ? », Mr Chenet a répondu que les explications étaient, entre autres, à chercher du côté de la baisse du prix du carbone et dans la nouvelle présidence américaine, peu encline à considérer le changement climatique comme un sujet de première importance. Il a également précisé que les investisseurs cherchent avant tout à maximiser leurs gains futurs et que, sans pression internationale forte, l’investissement dans le bas carbone n’est pas une priorité.

    Mr Chenet a ensuite présenté son think tank dont l’activité est centrée sur la mobilisation du secteur financier pour la transition écologique et énergétique. Mr Blanquefort (CDC) a insisté quant à lui, sur l’importance des financements de long terme et sur l’ambition de la CDC de financer des projets décarbonés. Il précise d’ailleurs que, pour ces projets, les investissements privés n’ont jamais été aussi hauts, comparés aux investissements publics. Mr Chenet soutient également que les assureurs ont renouvelé leurs approches, notamment du fait de l’augmentation des risques naturels.

    Une question a ensuite été posée sur les critères de sélection de projets décarbonés. Mr Chenet a répondu qu’il n’y avait, à l’heure actuelle, pas de grille de lecture commune mais qu’il était possible de déterminer si un projet était plus ou moins carboné qu’un autre pour orienter les choix. Mr Blanquefort a précisé que des critères existent pour déterminer si un projet est vert ou non. Il évoque les normes de construction de bâtiments ou les transports publics qui investissent davantage dans le gaz et l’électricité que dans le diesel.

    En revenant sur l’événement du One Planet Summit (sommet organisé par le président Macron sur la finance verte), Mr Chenet et Mr Blanquefort ont insisté sur l’importance de l’engagement et des signaux politiques, en précisant que la finance ne peut pas porter seul la transition. A ce titre, la CDC s’est fixé un objectif de 5 millions d’euros par an dans l’économie propre, notamment via la rénovation de friches industrielles.

    Une question sur un éventuel manque de vision de long terme de la part des investisseurs a ensuite été posée. Pour Mr Chenet, il y a une contradiction de fait entre la menace climatique de long terme et les actions financières de court terme, voire de très court terme. Selon les deux invités, un outil à privilégier serait de fixer un prix du carbone, car cela permettrait d’intégrer le long terme dans les calculs financiers.

    La question suivante portait sur le rôle des citoyens et leur pouvoir d’incitation. Mr Chenet a donné l’exemple des choix des épargnants dans leur livrets bancaires. Il a également précisé que des mouvements de changements de banques pouvaient être des moyens de pression efficaces.

    Une question venant du public concernant ensuite le choix de l’électricité comme énergie, qui est très demandeuse en métaux rares. Selon Mr Chenet, il faut alors s’interroger sur les limites de la planète et voir les choses de façon plus larges pour prendre en compte tous les paramètres, en allant des changements climatiques à la baisse de la biodiversité. Mr Blanquefort a insisté sur le soutien de la CDC à la recherche pour l’abandon du nickel dans la fabrication des batteries, en précisant que ces recherches prennent du temps et doivent être menées progressivement.

    La dernière question concernait l’avancement de l’intégration de l’article 173 du TEE sur l’intégration de paramètres sociaux et environnementaux dans les politiques d’investissement des institutions. Mr Chenet répond qu’un groupe de travail européen a fait une proposition de définition d’une stratégie de finance durable pour l’Union Européenne.

    La conférence s’est achevée sur des remerciements pour les invités présents et pour le public venu assister au débat.

  • Histoire des épisodes de pollution du bassin lyonnais compte-rendu du débat du 9 janvier 2018

    Introduction

    Le 9 janvier 2018, s’est tenue à l’Amphithéâtre de la Maison Internationale des Langues et des Cultures de Lyon la conférence-débat : « Revivez l’histoire des différents épisodes de pollution dans le bassin lyonnais ». Conjointement organisé par des étudiants du Master 2 Risques et Environnement et du Master 2 Sciences de l’Environnement Industriel et Urbain, avec le soutien des professeurs Yves Perrodin et Philippe Polomé, cet événement rend compte de l’évolution de la pollution par une approche historique.

    Les trois intervenants se sont attachés, considérant leur expérience et leur domaine respectif, à témoigner du rôle de l’histoire dans la pensée du futur. C’est ainsi, en l’espace de deux heures, que ces chercheur, géographe et maître de conférences nous ont démontré que le temps est un moyen de transport, et que d’une manière ou d’une autre, chacun à notre tour nous y montons. De ce fait, la conférence s’articule en quatre parties : déclinant ainsi la présentation individuelle des intervenants, aboutissant ensuite à une partie interactive.
    Frédéric Ogé, le premier à intervenir, est chercheur au Centre national de la recherche scientifique, et spécialiste des sites et sols pollués. Au travers d’anecdotes retraçant son parcours professionnel, il met au jour l’impact des activités d’autrefois sur l’environnement et la santé d’aujourd’hui. Christelle Morel-Journel est, quant à elle, géographe à l’Université Jean Monnet de Saint-Étienne. C’est sous cette dénomination qu’elle traite de l’assimilation de la pollution industrielle des sols. Enfin, Stéphane Frioux est chercheur et maître de conférences d’histoire contemporaine à l’Université Lumière Lyon 2. C’est à ce titre qu’il relate, du 19ème siècle à fin du 20ème siècle, la lutte contre la pollution atmosphérique de la ville de Lyon.

    Présentation des intervenants

    M. Frédéric Ogé, chercheur au Centre national de la recherche scientifique, spécialiste des sites et sols pollués

    Considérant son expérience dans le secteur des sites et sols pollués, Frédéric Ogé aura contribué de nombreuses fois à répertorier les sites potentiellement pollués sur le territoire français. À ce titre, il prédisait déjà, au travers d’un rapport relatif à la Lorraine au début des années 1990, un nombre assez important de sites potentiellement pollués. Ce nombre, aujourd’hui, a massivement accru, passant de 3.000 sites à approximativement 300.000-450.000 sites. Mention doit ainsi être faite de l’évocation tardive de la problématique des sols dans la littérature. En effet, outre quelques apparitions dans des rapports (Rapport Beck en 1988 e.g.), force est de constater que, sous un angle historique, le sujet est très récent. La pollution des sols devient réellement un sujet d’attention qu’à partir de 1985, aboutissant ainsi - à l’échelle internationale - à la campagne « Des sols sains pour une vie saine » en 2015 portée par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture. Longtemps mis de côté, se pose progressivement le problème de pollution. Les questionnements en la matière relevant surtout du milieu médiatique, le poids juridique n’est que faible concernant les sols, contrairement aux lois relatives aux autres types de pollution : l’air, les eaux, le bruit, etc. Bien qu’un impératif de protection de la population (sécurité, santé) se pose dans tous projets publics, il n’empêche que l’aspect financier est fortement privilégié. Si l’on prend pour illustration la législation ICPE, une norme trop stricte aura un impact, quel qu’il soit, sur la comptabilité de toutes les entreprises implantées sur les sites concernés. C’est dans cette optique que la loi du 24 mars 2014 pour l’accès au logement et un urbanisme rénové, dite loi ALUR, a joué un rôle prédominant dans l’urbanisation des « dents creuses » en périmètre urbain.

    Mme Christelle Morel-Journel, géographe à l’Université Jean Monnet de Saint-Étienne

    Mme Morel-Journel a, quant à elle, exposé ses recherches et études sur la pollution industrielle des sols, intervenant de ce fait en complément du discours tenu précédemment par M. Ogé. Son travail portant sur la région stéphanoise, c’est à ce titre qu’elle relève la fragilité de la région où les enjeux de re-développement économique et urbain sont importants. Elle nous renvoie ainsi à un contexte industriel où, pendant longtemps, la pensée collective considérait les sol et sous-sol comme des milieux ayant une capacité d’absorption immense. Pour rebondir à ce qui a été dit plus tôt, « La terre est une bonne fille » ; sous-entendu que la nature a une capacité régénératrice illimitée, tel qu’il en résulte d’une étude sur les arbres conduite à Paris dans le milieu des années 1980. Dans un contexte de désindustrialisation, on s’intéresse à la solidité mécanique des sols. On décide dès lors d’habiller les sols dégradés par des stratégies de verdissement. Pour illustration, la région de Swansea, capitale du cuir. L’arrêt de l’industrie marque certes la disparition des nuisances industrielles, mais les sols restent pollués. On commence dès lors à se préoccuper de l’état des sols : les diagnostics sont accablants. Au final, l’aspect critique du sujet est reconnu, mais demeure délicat. Progressivement mise à l’agenda depuis les années 1980-90, force est de constater l’absence de législation spécifique sur les sols. In fine, Mme Morel-Journel soulève la complexité des relations existantes entre l’État et les collectivités locales, notamment dans des régions où la pollution des sols devient un bruit de fond ; ce qui pousse les acteurs locaux à vouloir publiciser cette question de pollution des sols. Deux exemples notables en la matière : le projet Novaciéries et la création du GIS PILoT en 2013. Là encore, aucune politisation des sols n’est faite, ou faible le cas échéant. Se posent de réelles difficultés de qualifications des pollutions, pour des sites notamment où la question de la pollution n’est pas toujours posée.

    M. Stéphane Frioux, chercheur et maître de conférences d’histoire contemporaine à l’Université Lumière Lyon 2

    M. Frioux clôt la présentation par une approche historique de la pollution atmosphérique à Lyon, du 19ème siècle aux années 1970. Historiquement, le 19ème siècle est considéré comme une période de prospérité, due notamment à l’industrialisation. L’enjeu n’étant pas la préservation de l’environnement, il s’agissait surtout de faciliter le labeur des chimistes dans le développement de produits utiles à la sécurité nationale. Très vite, un enchâssement de l’industrie et de l’habitat s’observe, poussant ainsi les pouvoirs publics, à la fin de ce siècle, à ralentir le développement des cheminées. La ville de Lyon n’ayant pas adopté la marche prise par le préfet de Paris en 1898 pour interdire la production de « fumée noire, épaisse et prolongée », il faudra attendre 1905 pour qu’un premier arrêté soit pris, visant à faire la chasse aux fumées industrielles. Plus tard, on se rend compte que le problème est plus complexe qu’il ne paraît, dû notamment à une forte influence des conditions météorologiques. Si un effort de la part des industriels pouvait s’observer, c’est sans compter sur la tendance inverse de la part des citoyens. En effet, plus la fumée des usines se réduit, plus la fumée des habitations augmente, situation due au chauffage au charbon. In fine, l’industrialisation aura pour effet d’engendrer des accidents, entraînant ainsi un fort taux de mortalité. Un exemple notoire : le smog de Londres en décembre 1952 dû à un taux élevé de dioxyde de soufre (SO2). Des commissions ministérielles d’études sont créées en réaction au phénomène, ainsi qu’une association pour la prévention de la pollution atmosphérique (APPA). Un Ministère de l’Environnement est dès lors créé en 1971.

    En résumé...

    Il ne s’agit pas de dénoncer ou de mettre les points sur les « i », mais uniquement de rendre compte, de manière objective, de la situation. Abordée de manière historique, on s’aperçoit que la question de la pollution, des sols et de l’air en l’occurrence, demeure intemporelle. Comme il a été dit précédemment, bien que l’on soit en quête constante d’une conciliation entre impératif de production et impératif de protection, une priorité est un tant soit peu laissée à la production. Cet aspect est d’autant incarné par l’Histoire même du pays. Pendant longtemps, l’action publique était axée sur l’information et l’éducation du public, sans que cela ne soit suffisant. Il ne s’agit pas en effet de cibler uniquement l’industrie, mais la société dans son ensemble. Du fait d’une multitude de situations, les médias rendent compte du problème sous différents angles.

    Rédigé par :
    BASSAN Vienna (ENTPE)
    DERRIEN Isabelle (ENTPE)
    DUMONT Audrey (Lyon 2)
    LIBESSART Gwendal (ENTPE)
    RAATIRAORE Hitia (Lyon 3)

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  • Conférence débat sur le glyphosate

    Conférence-débat sur le glyphosate
    « La Saga du Glyphosate »
    Organisée par les élèves du master « Risques et Environnement »

    Le mardi 23 janvier 2018 de 18h à 20h - Entrée libre
    Amphithéâtre de la MILC - 35 rue Raulin 69007 Lyon
    Accès : Tram T1 Arrêt Quai Claude Bernard

    Le 27 novembre et après deux ans de négociations, la saga du glyphosate s’est conclue avec le vote de l’Union Européenne en faveur du renouvellement de l’autorisation du glyphosate pour cinq ans. Ce principe actif constitutif du célèbre herbicide de Monsanto, le Roundup, a fait parler de lui ces dernières années, notamment depuis la publication d’études démontrant ses risques potentiels sur la santé humaine. Comment expliquer les errements de l’Union Européenne et sa décision finale ? Derrière le glyphosate se cachent en fait de nombreuses incertitudes et des contradictions, des points de vue divergents liés à des enjeux complexes.

    Vous vous posez des questions sur le débat très médiatisé de la réautorisation du glyphosate au sein de l’Union Européenne ? Son régime et le cadre juridique dans lequel s’est effectué son autorisation ? Ses alternatives ?

    Venez participer à une conférence débat sur le glyphosate afin de mieux comprendre les enjeux du débat sur sa réautorisation mais également pour rencontrer des acteurs liés à ce sujet.

    Pour répondre à toutes vos questions, nous accueillerons :

    - Bernard Poujol, Ingénieur agronome, riziculteur et producteur de l’exploitation Biosud
    - Gaëtan Bailly, Doctorant en droit et chargé d’enseignement à l’Université Lyon 3
    - Louison Charmoillaux, responsable agriculture à GreenPeace Lyon

    Nous vous attendons nombreux.

    Le Master Risques et Environnement
    Léa Boillée - Yvan Gaudemer - Mallaury Jinjaud - Emilie Le Bot - Maëlenn L’Hoir - Anne Sainpol - Minh-Thuy Van

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  • "Lyon : Ville verte ? " Le Plan Climat Energie

    I - Préparation du débat

    Le thème “Lyon : Ville verte ?”, était un thème très large à traiter. Nous avons donc décidé de circonscrire le sujet autour du Plan Climat Energie mis en place par la Métropole de Lyon. Nous avons ensuite choisi trois thèmes plus précis à évoquer par rapport au sujet : le programme éco-énergie, la citoyenneté et les bâtiments durables. Chacun des thèmes a été présenté par un(e) intervenant(e) spécialisé(e) dans ces questions :

    • Madame Cécilia Michaud, chargée de développement économique énergie à la Chambre des métiers et de l’artisanat
    • Monsieur Cyril Kretzschmar, élu à Francheville et consultant chez Oxalis
    • Madame Béatrice Vessillier, Vice-présidente de la Métropole de Lyon et professeure à l’ENTPE chargée de l’enseignement sur la transition énergétique des bâtiments

    La communication pour annoncer le débat a été faite grâce à l’envoi d’e-mail à tous les secrétariats et professeurs concernés par le Master RISE. Nous avons aussi choisi de créer un évènement Facebook deux semaines avant la date de la Conférence et de l’animer régulièrement, notamment en postant de nouvelles informations concernant le Plan Climat Énergie.

    - Annexe 1 : Affiche
    - Annexe 2 : Mail de communication

    II - Présentations des intervenants

    Mme Cécilia Michaud, chargée de développement économique énergie à la Chambre des métiers et de l’Artisanat

    Madame Michaud a présenté l’action de la CMA pour accompagner les entreprises et notamment les missions associées à son poste de conseil et de soutien aux entreprises dans la création de leur structure, leur développement et la transmission du savoir artisanal. Il y a en France plus de 1 100 000 entreprises artisanales. Depuis 10 ans, elles sont accompagnées individuellement par la CMA afin de développer une stratégie environnementale. Cet accompagnement se traduit par une « visite énergie » intégrée au dispositif du Plan Climat de la région Auvergne Rhône-Alpes. Ce dernier a été élaboré en 2015 et vise à mettre en place des mesures de protection de l’environnement, notamment pour lutter contre le réchauffement climatique. Les visites énergies sont réalisées dans le but de faire un état des lieux de la consommation énergétique de l’entreprise et d’identifier les sources d’économies potentielles. Les entreprises reçoivent ensuite des aides pour mettre en place les solutions de transition énergétique retenues. Pour illustrer la réussite de ces actions, Madame Michaud nous a présenté la mise en place à Ecully, du premier four à biomasse utilisé par un boulanger-pâtissier. Cette illustration d’un engagement citoyen à permis une transition vers le thème de la citoyenneté prisé par Monsieur Kretzschmar.

    - Annexe 3 : PowerPoint de l’intervenante

    Mr Cyril Kretzschmar, élu EELV à Francheville et consultant chez Oxalis

    L’intervention de Monsieur Kretzschmar a été marquée par une présentation de son engagement personnel. Il considère qu’être écologiste est un idéal dont doivent découler des adaptations du comportement. Cela peut se traduire par exemple par un changement d’alimentation (avec l’arrêt de la consommation de viande notamment), ou par le choix des modes de transports (favoriser les transports en commun). Au-delà de l’aspect comportemental, être écologiste c’est avoir conscience de la réalité du monde dans lequel nous vivons et de la domination de l’industrie pétro-chimique dans tous ces aspects. Cette ressource non-renouvelable devra nécessairement être remplacée, il est donc important de trouver des alternatives pour les générations futures. Monsieur Kretzschmar considère qu’à l’échelle du citoyen, il est possible d’introduire des modifications pour mieux prendre en compte l’environnement dans lequel nous évoluons. Cependant, l’action des Etats est déterminante puisqu’elle provoque un changement à une plus grande échelle, c’est le rôle notamment du Plan Climat Energie mis en place par la Métropole de Lyon et présenté plus généralement par Madame Vessillier.

    Mme Béatrice Vessillier, 22ème Vice-présidente de la Métropole de Lyon

    Madame Vessillier nous a donc présenté de manière plus générale les actions mises en place par la Métropole de Lyon. Celles-ci sont conditionnées par des objectifs souvent décidés au niveau européen. Ces objectifs ne sont pas toujours atteints notamment l’objectif « 3x20 » pour 2015 (réduire de 20% des émissions de GES par rapport à 1990, porter à 20% la part d’énergies renouvelables dans la consommation d’énergie finale et augmenter de 20 % l’efficacité énergétique par rapport à l’évolution tendancielle). Ces engagements ont un impact extrêmement fort au niveau des bâtiments. La Métropole de Lyon a notamment élaboré un programme dit « éco-rénovation », afin de diviser les consommations d’énergie liées au chauffage. Cela se traduit par une certification de professionnels du bâtiment, garants du respect de l’environnement dans leurs démarches. De surcroît, il devient possible d’édifier des bâtiments neufs homologués « habitat durable », avec une faible empreinte écologique, due aux matériaux utilisés et procédés techniques mis en place.

    III - Aperçu des discussions pendant le débat

    - Notre interrogation initiale :

    Quels sont les moyens, pour que chacun puisse devenir un acteur de la protection de l’environnement ?

    Plusieurs solutions émergent rapidement, notamment une consommation locale de produits « bio ». L’idée de réduire la consommation de viande est ensuite proposée, car l’élevage industriel est un modèle d’agriculture parmi les plus polluants. De manière générale le fait de réduire la consommation de produits industriels est très répandue.
    Dans un autre domaine, la question des transports est abordée, il s’agirait de réduire les déplacement en voiture et de favoriser des modes de déplacements alternatifs comme la marche à pied, le vélo, l’utilisation des transports en commun.

    - Quelques interrogations du public :

    Quelle est l’utilité concrète des actions individuelles si les acteurs les plus polluants (les entreprises, notamment) n’agissent pas ?

    Il y a toujours une utilité de l’action individuelle. Il est vrai que l’action des entreprises ou des collectivités publiques est importante car elles disposent de moyens plus élevés et peuvent impulser des actions à une échelle plus grande. Cependant, même les collectivités ne peuvent agir seules, l’action des citoyens est donc déterminante puisqu’elle conditionne l’efficacité des mesures prises. L’action individuelle est également souvent conditionnée à la comparaison des efforts individuels par rapport aux efforts réalisés par les “autres”. Ce constat est à double sens puisque d’un côté le bon comportement de certain incite chacun à faire de même, mais de l’autre, les mauvaises habitudes et la sensation d’inutilité lorsque les efforts ne sont pas partagés, freinent un bouleversement radical des habitudes.

    Est-ce que les générations actuelles polluent plus que les générations précédentes ?

    Les générations actuelles polluent différemment : il y a de fait, une consommation massive d’appareils électroniques et technologiques, de vêtements etc. A contrario la sensibilisation du public au réchauffement climatique génère des comportements plus écologiques qu’auparavant, notamment une attention accrue sur le choix des moyens de transports, la volonté de réaliser des économies d’eau et d’énergie et évidemment le tri des déchets qui n’existait pas. Il y a donc eu une évolution des modes de pollution, ce qui rend la comparaison difficile.

    Comment essayer en tant que propriétaire/locataire d’influer sur les travaux de rénovation du bâti ancien afin de combler les pertes énergétiques ?

    Des moyens sont mis en œuvre notamment par la législation. Il apparaît clairement que le statut de locataire est un frein conséquent dans ce domaine. Pour les propriétaires, ils peuvent notamment bénéficier d’un accompagnement et d’aides financières avec le service « Ecoréno’v » mis en place par la Métropole de Lyon.
    Ce service a été présenté en détail par Madame Vessillier, vous pouvez retrouver les informations le concernant en suivant ce lien.

    Suite au débat, nous avons proposé au public et aux intervenants de continuer à échanger autour d’un buffet. Nous avons par la même occasion mis à leur disposition une plaquette intitulée “Pour aller plus loin”, dans laquelle nous avons proposé quelques pistes d’information et d’engagement pour ceux qui souhaiteraient s’investir dans une démarche plus écologique et éco-responsable.

    - Annexe 4 : Plaquette “Pour aller plus loin”

    Pour terminer, nous avons posté un sondage sur l’évènement Facebook du Débat, afin de recueillir les impressions des participants. Dans l’ensemble, ils ont été très satisfaits du déroulement du débat et des thèmes abordés. Certains auraient cependant, apprécié aborder le thème du développement durable de manière plus générale et disposer d’éléments de comparaison entre Lyon et d’autres villes de taille similaire.

    Juliette Coullet
    Clara Grizard
    Nathalie Gogalle
    Sarah Ponen
    Mariam Benyakoub
    Yuan Xin

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Le dossier de candidature à l’ENTPE est disponible en ligne ici.
Le dossier de candidature à l’ENMSE est disponible en ligne ici.
Le contenu des deux dossiers est similaire.
La date limite pour le retour des dossiers est fixée au 31 mai 2018.

Pour toute information complémentaire sur les modalités de candidature au parcours SEIU, contacter :
Claude Durrieu à l’ENTPE ou Natacha Gondran à l’ENMSE

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